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Tertiaire 07 Octobre, 2026

Nicolas Boyer, Sylvania Group : « L’éclairage ne se limite plus à produire de la lumière, mais devient une infrastructure connectée au service de la performance du bâtiment. »

Acteur international de l’éclairage professionnel, Sylvania Group développe des solutions qui accompagnent la transition vers des bâtiments performants et connectés. Dans un contexte marqué par l’accélération de la rénovation énergétique et le déploiement des GTB, l’éclairage a un rôle à jouer et ouvre de nouvelles perspectives pour les acteurs du bâtiment. Nicolas Boyer revient sur ces évolutions, présente les solutions mises en avant sur IBS et partage sa vision des prochaines étapes du bâtiment intelligent.

Nicolas Boyer, Sylvania Group : « L’éclairage ne se limite plus à produire de la lumière, mais devient une infrastructure connectée au service de la performance du bâtiment. »
Nicolas Boyer, directeur du développement – Solutions digitales et Services, Sylvania Group

Quels sont aujourd’hui les principaux enjeux de la gestion de l’éclairage ?
L’éclairage ne se limite plus à produire de la lumière, mais devient une infrastructure connectée au service de la performance du bâtiment. La réduction des consommations de l’éclairage reste un enjeu majeur, mais qui contribue désormais aussi à la digitalisation des espaces et au confort des occupants. Son principal atout réside dans son maillage. Présents partout dans le bâtiment, les luminaires peuvent intégrer des multicapteurs capables de remonter des données d’occupation et de consommation énergétique, sans ajouter de nouvelles infrastructures. Ces données alimentent la GTB, optimisent le pilotage des systèmes CVC et répondent directement aux exigences du décret BACS. Elles offrent aux propriétaires et aux exploitants une vision plus fine de leur patrimoine et de nouveaux leviers d’optimisation. Autre enjeu majeur, sortir d’une approche encore trop cloisonnée des projets. Les différents lots techniques continuent d’être conçus séparément, alors que les technologies permettent aujourd’hui de les faire dialoguer. C’est dans cette logique que nous développons des solutions ouvertes, interopérables et capables de s’intégrer naturellement aux GTB existantes, afin de faire de l’éclairage un véritable point d’entrée du bâtiment intelligent.

Quelles solutions mettez-vous en avant à l’occasion d’IBS ?
Cette année, nous présentons avant tout notre vision, celle d’un éclairage au centre du bâtiment connecté. Notre plateforme SylSmart Connected Pro évolue avec l’intégration d’un assistant fondé sur l’intelligence artificielle. Les utilisateurs peuvent interroger les données du bâtiment en langage naturel pour analyser les consommations, identifier des pistes d’optimisation, anticiper les opérations de maintenance ou détecter plus rapidement certaines anomalies. Nous montrons également comment le réseau d’éclairage devient le support de nouveaux services IoT. Grâce aux technologies de localisation, il est possible de suivre des équipements, de localiser des biens ou des personnes, d’analyser les flux et d’améliorer l’efficacité opérationnelle dans les bâtiments tertiaires, industriels, logistiques ou hospitaliers. Au-delà de sa fonction première, l’éclairage devient ainsi un réseau de données capable de créer de nouveaux services au bénéfice de l’ensemble du bâtiment.

Au-delà des technologies, quel sera selon vous le principal défi des prochaines années ?
L’IoT, la data et l’intelligence artificielle vont continuer à transformer les bâtiments, avec des usages toujours plus nombreux autour de la localisation, des capteurs environnementaux et de l’exploitation des données. Cependant, le principal défi n’est plus technologique, mais organisationnel. Les bâtiments restent encore conçus selon une logique de lots techniques, alors que les systèmes sont capables de fonctionner ensemble. Cette organisation freine les projets, génère des coûts supplémentaires et limite les bénéfices attendus. Il faut désormais raisonner à l’échelle du bâtiment dans son ensemble, avec des installations plus simples, moins de capteurs redondants, davantage d’interopérabilité et une meilleure coordination entre les acteurs, de la conception à l’exploitation. Les technologies sont disponibles. Le véritable enjeu consiste maintenant à les faire converger pour que les bâtiments intelligents tiennent pleinement leurs promesses.

Retrouvez l’interview en cliquant sur le lien ci-dessous :
https://www.yumpu.com/fr/document/read/71298503/j3e-de-septembre-2026-les-bacs-pilotes-de-lelectrification/44

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