Accueil Salons et Événements Guillaume Courcelle, IBS : « L’objectif de cette édition...
Salons et Événements 30 Septembre, 2026

Guillaume Courcelle, IBS : « L’objectif de cette édition d’IBS est de créer des passerelles entre le bâtiment, l’éclairage, l’eau et la ville. »

Pour sa 16e édition, IBS change d’échelle avec l’arrivée de trois nouveaux salons consacrés à l’éclairage, à l’eau et à la ville. L’événement élargit ainsi son champ, avec une approche plus opérationnelle et de nouvelles passerelles entre bâtiment, éclairage, eau et territoire. Guillaume Courcelle, directeur marketing et éditorial d’IBS, revient sur cette évolution, les grandes tendances du salon et ses ambitions pour les prochaines éditions.

Guillaume Courcelle, IBS : « L’objectif de cette édition d’IBS est de créer des passerelles entre le bâtiment, l’éclairage, l’eau et la ville. »
Guillaume Courcelle, directeur marketing et éditorial du salon IBS.

Quels seront les thèmes phares et les solutions qui vont marquer cette édition d’IBS ?
Cette édition sera guidée par une question centrale : comment rendre le bâtiment plus sobre, plus résilient, plus connecté et plus confortable ? Avec l’accélération du changement climatique, réduire les consommations ne suffit plus. Le bâtiment doit aussi être capable de maintenir le confort des occupants, notamment lors des épisodes de fortes chaleurs. Cela suppose un pilotage plus intelligent, associant GTB, automatismes, régulation CVC, comptage et collecte de données. Nous aborderons ainsi la performance et la flexibilité énergétiques, la décarbonation, les énergies renouvelables et leur stockage, mais aussi les apports du numérique et de l’intelligence artificielle. L’IA peut notamment aider au pilotage, à la maintenance prédictive, à la prévision des consommations et à la flexibilité énergétique. La gestion des données et la cybersécurité seront également au cœur des échanges. Côté solutions, nous retrouverons les GTB de nouvelle génération, les outils de pilotage énergétique, et les solutions IoT. Le comptage s’étend d’ailleurs à l’eau, dont la maîtrise devient un enjeu à part entière. Le programme proposera également des focus sur le décret BACS et les conditions de mise en œuvre des solutions, avec des sujets comme le retour sur investissement, le commissionnement et le rétrocommissionnement.

Quelles sont les principales nouveautés de cette édition 2026 d’IBS ?
La première nouveauté est le changement d’échelle. Pour sa 16e édition, IBS réunit 200 exposants sur 12 000 m², avec un objectif de 12 000 visiteurs. Trois nouveaux événements viennent compléter le salon IBS : Intelligent Lighting Systems pour la gestion intelligente de l’éclairage, Watertech pour la gestion et la préservation des ressources en eau et Innocity, dédié aux solutions et innovations pour les villes et les territoires. Les quatre salons seront réunis sur un même plateau, avec des espaces et des conférences dédiés, et une libre circulation pour le visiteur de l’un à l’autre avec un même badge. L’objectif de cette nouvelle édition est de créer des passerelles entre le bâtiment, l’éclairage, l’eau et la ville. Un bâtiment interagit avec son environnement. Il faut donc élargir le regard au-delà de ses seuls équipements. Cette approche permettra notamment de traiter l’éclairage public, la gestion de l’eau à l’échelle de la ville ou encore la désimperméabilisation des sols. Cette évolution s’accompagne aussi d’un élargissement du visitorat. Nous souhaitons attirer davantage d’acteurs publics, mais aussi de nouveaux profils comme les Energy Managers, les DSI et les RSSI, notamment autour des enjeux énergétiques et cyber. Parmi les temps forts, le salon accueille également la deuxième édition des Trophées Smart Building, organisée par l’observatoire de l’immobilier connecté et responsable (OICR), qui récompensera les acteurs engagés dans les transitions numérique et environnementale du bâtiment.

Comment l’événement va-t-il évoluer dans les années à venir ?
L’ambition est de faire d’IBS une plateforme de référence pour la transformation, la rénovation et l’exploitation du bâtiment. Le salon était jusqu’ici principalement centré sur les technologies. Nous voulons désormais élargir ce positionnement et adopter une approche plus opérationnelle. Un bâtiment n’est pas seulement un ensemble de capteurs et de logiciels. Il doit mieux consommer, mieux anticiper, mieux répondre aux attentes de ses occupants et être intelligemment piloté dans la durée. C’est pourquoi nous misons sur les retours d’expérience et les cas pratiques pour rester au plus près des réalités du terrain. L’enjeu, désormais, est d’installer durablement cette approche et de créer les synergies entre IBS et les trois nouveaux événements.

Articles Associés